La permanence
Il existe une chose terrifiante, horrible, voire même inhumaine au sein de chaque collège, j’ai nommé : la permanence (là je sens qu’un grand frisson atteint tous les lecteurs de ce post). Je ne sais pas quel taré sadique a inventé ce procédé mais si je le choppe un jour, je lui casse toutes les phalanges de ses deux mains une par une en les coinçant dans une porte.
Le principe est très simple, vous prenez trois grandes salles de classe communicantes, vous les remplissez d’élèves surexcités et vous y jetez un pion en pâture tel un gladiateur se jetant dans la fosse aux lions.
Et là, âme sensibles s’abstenir, il suffit d’un instant d’inattention pour qu’un des élèves tente d’avaler son compas juste parce qu’on l’a mis au défi de le faire (promis, c’est arrivé). Alors c’est dans ces moments là que l’on se doit de se transformer en maître Zen doué de reflexes de Sioux (sans les plumes par contre). Et vous pouvez me croire, on se rend vitre compte que 55 minutes, c’est long !! Aussi, 3 choix s’offrent à vous :
Vous affrontez la chose avec philosophie et vous vous dites que de toute manière ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort (ou pas hein !).
Vous vous transformez en tyran sadique et vous leurs dites gentiment de bien vouloir fermer leurs grandes gueules sous peine de se bouffer des heures de colles par paquet de douze !
Vous vous cachez sous votre bureau pour pleurer en attendant que la sonnerie vienne vous délivrer …
Aussi je tiens à dire aux petits péteux qui osent prétendre que « surveiller des élèves en fait c’est trop la planque, tu bosses jamais en fait nan ? » que je leurs chie sur les bottes. Sur ce, joyeux Noël !!