Les microbes ça se partage …
Il y a une chose certaine quand on est pion (mis à part le fait que l’on mérite d’être nommé chevalier des arts et des lettres vu le nombre de fois que l’on reprend les fautes de syntaxe et de grammaire de nos chères petites têtes blondes), c’est que l’on est à tout moment exposé aux microbes et je parle de véritables germes, pas des élèves (quoi que …). Et, croyez moi croyez moi pas, j’ai été récemment la victime d’une attaque fourbe et injuste de la part du plus horrible de tous, j’ai nommé Pierre de la classe de 5ème B ou gastro-entérite pour les intimes !!
Pour comprendre comment s’est déroulée l’action, il faut savoir que l’infirmière du collège n’est présente que trois jours par semaine et, nos chers élèves ayant l’esprit de contradiction, il n’est pas rare que ces derniers choisissent les jours où elle n’est pas là pour se casser un bras ou pour développer assez de germes pour faire pâlir d’envie Pasteur lui-même.
Aussi est-ce ce qui s’est passé il y a une semaine tout juste. Je me trouvais bien sagement dans le bureau de la vie scolaire à travailler comme un malade (j’entends par là que mes collègues et moi comparions nos projets pour les fêtes de fin d’année) quand ce fameux Pierre est arrivé, des poches sous les yeux et le visage aussi blanc qu’une merde de laitier. Moi, dans mon immense bonté, je me dirige alors vers lui et prend en charge la lourde tâche de téléphoner aux parents du pestiféré pour qu’ils viennent récupérer l’échantillon de la petite vérole qui leurs sert de fils. Donc, après lui avoir demandé son numéro et que ce dernier ai tenté de me le communiquer entre deux haut le cœur, j’ai réussi à faire évacuer cet élève. Mais, comme vous vous le doutez, Pierre n’est pas reparti sans laisser un petit cadeau, que voulez vous, Pierre est bien élevé.
Aussi, deux jours après, j’ai eu le plaisir de passer la nuit à vomir en ayant à tout moment une pensée pour Pierre. C’est pourquoi je lui dis ici un grand merci !